Canon et autres armes de L’Adroit au choix des utilisateurs

Par nature et de par sa stature, l’OPV Gowind L’Adroit est un probant instrument de dissuasion et d’action dans le cadre de ses missions de sauvegarde maritime. Parmi les moyens de l’OPV, canon et autres armes (létales ou non) présentent de sérieux atouts quand employés à bon escient.

L’Adroit a été équipé par la Marine nationale d’un canon de 20 mm situé sur la plage avant. Celui-ci a une portée d’environ 2 km et sera opéré manuellement.

L’architecture de l’OPV Gowind lui permet d’être équipé de tous types de canons jusqu’au canon téléopéré de 76 mm d’une portée de 10 km, sous réserve d’adaptations. Le choix relève des utilisateurs en fonction de la nature des missions.

« Le canon permet de faire des tirs de semonce et des tirs au but lorsqu’un trafiquant enfreint la loi », explique Henri Leclerc de l’ingénierie de DCNS. Qu’il tire des obus explosifs ou inertes, au coup par coup ou en rafale, le canon est aussi dissuasif que dangereux. Rien de surprenant, donc, à ce que son utilisation obéisse à de strictes règles de comportement et d’emploi.

L’OPV Gowind peut aussi être équipé d’autres armes létales ou non. Les ailerons situés de chaque côté du navire sont particulièrement adaptés. Aujourd’hui sont installés sur ces ailerons, 2 canons à eau d’une portée supérieure à 200 mètres. Des armes de petit calibre, d’une portée de 500 à 1 000 mètres, et des hauts-parleurs de grande puissance connus sous le sigle anglais « LRAD » (long range acoustic devices) peuvent également être installés sur les ailerons. Les moyens d’action non létaux ont déjà prouvé leur efficacité pour déstabiliser, perturber et empêcher des actions illicites.

Enfin, DCNS a conçu l’OPV Gowind L’Adroit pour qu’il puisse accueillir sur sa plage avant 2 rampes doubles pour missiles Mer-mer 40 (MM40), au cas où un client en ferait la demande.


Henri Leclerc

Entré à l’école navale en 1975, Henri Leclerc a servi 30 ans dans la marine pour l’essentiel du temps embarqué. Il a connu tous les types de navires : Jeanne d’arc, SNLE, frégate… Avec à son actif deux commandements à la mer (un P400 et l’Albatros), il rejoint DCNS début 2005 pour contribuer au succès des programmes FREMM et L’Adroit. En tant que responsable de la cellule Missions militaires au sein de l’ingénierie de DCNS, il s’assure que l’utilisateur est bien intégré au plus juste niveau dans toutes les phases de conception des navires.

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