DCNS, un expert mondial du naval de défense, un innovateur dans l’énergie.
L’examen du secteur des énergies marines renouvelables a démontré qu’il y avait d’un point de vue technologique et industriel de grandes synergies entre ce domaine et le naval de défense, cœur de métier historique de DCNS. Les savoir-faire du Groupe, ses moyens industriels et son expertise permettent à DCNS de jouer un rôle moteur sur l’ensemble du cycle de réalisation de ces nouveaux systèmes, depuis la conception jusqu’à la maintenance, sans oublier la construction. Ce développement s’inscrit dans le cadre de la stratégie de croissance du Groupe. DCNS a l’ambition de réaliser un tiers de son chiffre d’affaires à terme de la décennie dans le secteur des énergies.
Aujourd’hui, avec la prise de contrôle de la start-up irlandaise OpenHydro spécialisée dans les hydroliennes, le Groupe passe d’une phase de développement à une phase industrielle de son activité énergies marines renouvelables. A cet égard, un premier enjeu majeur concerne l’industrialisation de la solution innovante conçue par OpenHydro. Dans cette optique, une Business Unit Energies Marines Renouvelables (EMR) est constituée afin de regrouper l’activité d’OpenHydro et les activités EMR de DCNS en incubation (éoliennes flottantes, énergie thermique des mers et énergie des vagues).
DCNS, la preuve par quatre
DCNS investit dans quatre des principales technologies d’énergies marines renouvelables :
- l’énergie des courants de marées, captée à l’aide de turbines sous-marines, appelées « hydroliennes », qui transforment l’énergie des courants marins en électricité. L’ambition de DCNS est de réaliser un chiffre d’affaires d’au moins un milliard d’euros à l’horizon 2025 sur le marché de l’énergie hydrolienne. Plusieurs dizaines de milliers de turbines devraient être installées à terme à travers le monde. OpenHydro, société de DCNS, développe une turbine innovante permettant d’obtenir un prix d’électricité compétitif et a déjà établi des partenariats commerciaux avec plusieurs clients.
- l’énergie thermique des mers exploite la différence de température entre les eaux de surface, chaudes dans les mers tropicales, et les eaux froides des profondeurs, pour produire du courant électrique en continu. DCNS a installé début 2012 un prototype énergie thermique des mers à l’Université Saint Pierre à la Réunion. Cette reproduction à échelle réduite du système de production d’énergie d’une future centrale ETM, contribue à confirmer l’intérêt de cette technologie. Les DOM-COM français, les Caraïbes et l’Asie pourraient bénéficier d’offres de centrales flottantes clés en main dès 2014. DCNS développe parallèlement une solution ETM à terre, qui pourra être proposée dès 2013.
- l’énergie du vent en mer, captée à l’aide d’éoliennes flottantes installées au large ; DCNS développe la technologie Winflo, qui conduira à la réalisation d’un démonstrateur d’une puissance d’1 MW. Il sera mis à l’eau en 2014 et sera raccordé au réseau électrique. La réalisation d’un site pilote permettra ensuite de valider le modèle économique avant l’installation de parcs commerciaux avec des unités de plus grande puissance (5 à 7 MW), à l’horizon 2020, d’abord en France, puis dans le monde.
- l’énergie des vagues, dont le principe est de récupérer l’énergie de la houle. DCNS évalue actuellement plusieurs technologies houlomotrices dont le système Waveroller d’AW Energy, filiale du finlandais Fortum. En 2011, Fortum et DCNS ont en effet signé une lettre d’intention portant sur le développement de l’énergie des vagues en France. Parallèlement, EDF EN et DCNS déploient actuellement à La Réunion le projet « Houles australes » permettant de tester une technologie de la société australienne Carnegie.
